Si on veut que les citoyens contribuent au développement de leur pays avec une certaine motivation, avec une certaine détermination, il faut que le premier bénéfice de ce développement leur soit attribué. C'est la première des choses.
Et la seule manière de garantir cela, c'est que les citoyens soient acteurs et propriétaires des outils qui créent le cercle vertueux de développement.
Le chaînage manquant : l'analytique
Ce développement passe par quelque chose que nous avons profondément négligé dans la construction de nos pays : l'analytique. Les tableaux de bord.
Les tableaux de bord analytiques, c'est ça qui pilote les grandes entreprises. Amazon sait exactement où se trouve chaque colis, en temps réel. Un directeur financier voit ses indicateurs virer au rouge avant que la crise n'éclate. Un responsable logistique optimise ses flux à la seconde près.
Mais à l'échelle des pays ? Certains pays avancés utilisent ces outils. D'autres non — par manque de volonté, par manque d'expertise, par manque de moyens. Et dans l'imaginaire populaire, faire de la politique, c'est suffisant. La politique ne s'entoure pas des outils d'entreprise pour mieux gouverner.
Un président qui dirige un pays de 25 millions d'habitants sans tableau de bord analytique, c'est un pilote qui conduit avec les yeux fermés. Il ne voit pas où sont les besoins. Il ne sait pas où sont les compétences disponibles. Il ne détecte pas les angles morts. Il gouverne à l'instinct, au rapport annuel, au sondage biaisé.
C'est ça qu'il faut corriger.
Une structure que personne ne peut acheter
Pour garantir que cette correction va perdurer — peu importe le régime, peu importe le groupe politique qui dirige le pays — il faut une structure qui appartient aux citoyens.
Une structure appartenant aux citoyens, ça signifie que personne ne peut l'acheter. Personne ne peut la soumettre. Ça appartient aux citoyens.
Et donc, ça résiste à tous les régimes politiques. Ça résiste à tous les changements politiques. Un nouveau président arrive, il ne peut pas dissoudre la coopérative — elle n'est pas à lui. Un investisseur étranger veut racheter les données — il ne peut pas, elles appartiennent aux membres. Un parti politique veut orienter le baromètre — il ne peut pas, chaque membre a une voix égale.
Tous ont intérêt à ce que ça marche
Comme ce sont des citoyens qui y contribuent — quel que soit leur bord politique, quelle que soit leur sensibilité, quelle que soit leur tribu, quelle que soit leur origine — ils ont tous intérêt à ce que cette coopérative fonctionne.
À partir de là, ça résiste à toutes les tempêtes.
CivicWall = les propriétaires
Les membres de l'association CivicWall sont les propriétaires de la coopérative. C'est eux qui décident de comment cette coopérative doit fonctionner. Et ça, c'est gravé dans le marbre.
Un membre, une voix. Pas de pondération par la richesse. Pas de siège au conseil réservé aux puissants. Pas de droit de veto pour les fondateurs. L'égalité des voix est un principe fondateur — le même que dans CivicWall.
La coopérative est l'extension économique de CivicWall. CivicWall capte la parole. La coopérative la transforme en action. Et les deux appartiennent aux mêmes personnes : les citoyens.
