Sur les réseaux sociaux, la parole disparaît dans le flux. Sur CivicWall, elle ne disparaît pas au vent.
Dès qu'un citoyen s'exprime, sa parole entre dans un processus automatisé :
- Capture — la voix est enregistrée par Voice Capture
- Transcription — la parole orale est convertie en texte écrit
- Synthèse — le contenu est résumé pour en extraire l'essentiel
- Classification — l'intelligence artificielle classe cette expression selon plusieurs dimensions
Les dimensions de la classification
L'IA classifie chaque expression selon :
- Le domaine régalien — est-ce que cette parole concerne l'éducation, la santé, le logement, l'emploi, la sécurité, l'environnement ? Et l'impact est-il positif ou négatif ?
- Le sentiment — quel est le sentiment exprimé ? Frustration, satisfaction, inquiétude, espoir ?
- La territorialité — est-ce que cela concerne une ville, une région, le pays entier ?
- Le type d'expression — frustration, satisfaction, questionnement, suggestion ou remarque ?
La détection des patterns
Grâce à cette classification, le système détecte des patterns — un premier niveau de convergence. Deux personnes disent la même chose. Puis dix. Puis cent. Dans le même territoire. Sur le même domaine.
Si cent citoyens d'une même ville signalent l'absence de dispensaire — le pattern est clair. Il y a un problème à résoudre dans ce territoire, dans ce domaine.
Ces patterns produisent des insights — des signaux exploitables qui vont servir plus loin dans les actions. Chaque parole entraîne, en bout de chaîne, des actions concrètes. Rien n'est perdu. Rien n'est ignoré.
La différence avec les réseaux sociaux
Sur les réseaux sociaux, la même parole existe — mais elle est diffuse, non classifiée, non localisée. Elle fait du bruit. Sur CivicWall, elle est structurée, territorialisée, classifiée par domaine et par sentiment. Elle alimente un baromètre permanent que les décideurs et la coopérative technologique utilisent pour agir.
